Technopole Angus, un quartier innovant en matière de développement durable

Jouissant d’un emplacement privilégié, à l’angle des arrondissements du Plateau Mont-Royal, de Rosemont – La Petite-Patrie, d’Hochelaga-Maisonneuve et de Ville-Marie, le Technopôle Angus se veut un quartier de revitalisation urbaine permettant de faire revivre cet ancien site contaminé par les anciennes industries locales. Afin de terminer le plan d’aménagement amorcé en 1995 et d’établir des balises pour consolider ce nouveau pôle d’emploi, la Société de développement Angus a fait appel aux services intégrés de Provencher_Roy.

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La firme a déterminé avec la Société cinq objectifs, à la fois sociaux, économiques et écologiques: permettre la création d’emplois; réaliser une intégration harmonieuse du site au tissu urbain existant; implanter une gestion écologique des infrastructures, c’est-à-dire s’assurer que les bâtiments et les espaces publics fonctionnent de manière écologique; favoriser l’appropriation du site par les gens du milieu; et assurer la rentabilité financière du projet. «La conciliation de ces objectifs et leur atteinte permettra de créer un quartier unique qui lui redonnera un rôle central au sein du quartier Rosemont», indique Sylvain Gariépy, urbaniste-associé de Provencher_Roy Urbanisme.

Un site écologiquement intelligent

Pour la gestion écologique, Provencher_Roy a notamment établi un plan de développement intégré, mais flexible, pour les espaces communs de l’îlot central afin qu’ils demeurent conviviaux pour les piétons et les cyclistes, en diversifiant les aménagements végétaux – boisé d’érables, cours intérieures et corridor écologique. Ce dernier élément permet d’établir un lien nord-sud avec le parc Jean-Duceppe et la friche ferroviaire à l’ouest du site, qui constitue une ceinture verte naturelle pour les mouvements de la faune et de la flore. «Le Technopôle devient une émergence de biodiversité et constitue en même temps un îlot de fraîcheur, car il n’y a pas de stationnements extérieurs», résume Céline C. Mertenat, coordonnatrice en développement durable et architecte chez Provencher_Roy.

L’aménagement particulier du Technopôle permet aussi de gérer les pluies intenses, qui pourraient survenir plus fréquemment avec les changements climatiques, de même que la neige, sans avoir recours au déneigement externe.

Récupération de l’énergie

Les experts de Provencher_Roy se sont également penchés sur la gestion énergétique des déchets. Sachant que la plus grande partie des besoins en énergie est liée au chauffage, à la climatisation et à la production d’eau chaude, l’idée est d’apporter une diversité d’usage au Technopôle par l’intégration du résidentiel et du commercial sur le site afin de créer une boucle énergétique connectant l’ensemble des bâtiments de l’îlot central. Par exemple, le jour, les appartements sont vides, mais les bureaux se remplissent et produisent de l’énergie, qui peut être transférée aux habitations. Lorsque les gens rentrent chez eux, la chaleur gratuite émise par les bureaux permet de chauffer le résidentiel, et vice-versa, illustre Claude Bourbeau, architecte et associé responsable développement durable chez Provencher_Roy.

Un cadre de vie de qualité

L’intégration des usages commerciaux et résidentiels dans le Technopôle permet non seulement de récupérer l’énergie, mais aussi d’apporter une densité et une mixité qui contribueront à créer un quartier dynamique et durable du point de vue économique, écologique et social. Une bonne partie des rez-de-chaussée seront d’ailleurs dédiés aux commerces, notamment des services de proximité (café, pharmacie, banque, etc.). «En adoptant une approche complètement différente, on peut trouver des solutions qui, sans cette densité et cette mixité, ne seraient pas rentables», conclut Mme Mertenat. «Il ne s’agit pas ici de concurrencer les autres milieux commerciaux, mais plutôt de s’inscrire en complémentarité et de pouvoir desservir aisément les travailleurs et les résidents qui s’approprieront le site» poursuit M. Gariépy.

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