Le pavillon Pierre Lassonde du MNBAQ

Spectaculaire tant de l’intérieur que de l’extérieur, le futur pavillon Pierre Lassonde doublera presque la surface du Musée national des beaux-arts de Québec (MNBAQ), offrant des espaces supplémentaires pour la tenue d’expositions contemporaines, la collection permanente et des expositions de design et d’art inuit. Du coup, cet agrandissement rehaussera la notoriété du musée, lui permettant d’accueillir des expositions nationales et internationales et assoyant sa présence sur l’une des principales artères de la ville de Québec. C’est le concept proposé par la firme néerlandaise de renom Office for Metropolitan Architecture (OMA) qui a été retenu, réalisé en partenariat avec le cabinet montréalais Provencher_Roy.

Un édifice phare pour l’art

Ce nouveau pavillon, juxtaposé à l’église Saint-Dominique et son presbytère, sur la Grande Allée, comportera cinq niveaux: dans les deux sous-sols, on trouvera des espaces fonctionnels, notamment des ateliers, des zones de réparation d’œuvres d’art et un amphithéâtre de 250 places, tandis que les étages accueilleront les salles d’exposition pour les différentes collections, de même qu’un somptueux hall d’entrée et un café.

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Les architectes ont créé un porte-à-faux spectaculaire qui se prolonge au-dessus de l’entrée principale, faite de verre et magnifiquement éclairée

Par un jeu de décalage des trois étages de taille décroissante, les architectes ont créé un porte-à-faux spectaculaire qui se prolonge au-dessus de l’entrée principale, faite de verre et magnifiquement éclairée, le jour par la lumière naturelle qui la frappe abondamment, le soir par un jeu de lumières intégrées dans cette marquise. Par sa transparence et son échelle humaine, cette façade lumineuse donnant sur le hall d’entrée semble ouvrir le musée vers le monde extérieur, invitant le passant à s’imprégner de culture, et reliant du coup la ville et le parc des Champs-de-Bataille.

Malgré sa prestance, l’ampleur du pavillon Pierre Lassonde demeure modeste, de sorte qu’on entrevoit l’église par-delà son volume de verre, témoignant d’une intégration urbaine réussie. Dans la cour intérieure, à la jonction du nouveau pavillon et du presbytère, une œuvre d’art publique créée par Ludovic Boney, intitulée Une cosmogonie sans genèse, sera installée.

Vivre l’art sous toutes ses facettes

En pénétrant dans le hall de 14 mètres de hauteur, on aperçoit un imposant escalier délimité d’un garde-corps en verre qui donne accès aux deuxième et troisième étages. En offrant des vues intérieures vers les autres galeries, de même que des vues extérieures vers le parc et la ville, il réconcilie encore ici les trois entités.

Les espaces intérieurs dominés par le blanc et la lumière naturelle présentent de nombreuses mezzanines surplombant les différentes salles d’exposition, laissant l’art prendre le dessus, peu importe où l’on se trouve dans le musée. Sur le toit de chaque étage, des terrasses permettent au visiteur de contempler la ville sous un autre angle tout en offrant des espaces supplémentaires pour la tenue d’activités ou d’expositions extérieures. «Ce qui fascine l’esprit avec ce projet est sa capacité de nous émouvoir avec une série de gestes architecturaux simple et clair et réussir du même coup la construction d’une icône pour la Capitale-Nationale.» Matthieu Geoffrion, architecte et associé chez Provencher_Roy.

Un tunnel souterrain de 55 m de longueur et de 3 m de hauteur débouchant dans le hall reliera le pavillon Pierre Lassonde aux autres sections du musée, soit le pavillon central, lui-même connecté au Gérard-Morisset, inauguré en 1933, et au Charles-Baillairgé, un bâtiment datant de 1867. Il établira ainsi un lien non seulement entre les collections, mais aussi entre les époques.

Intégration des espaces fonctionnels Plusieurs aménagements fonctionnels multiplient la fonctionnalité du nouveau pavillon. Un soin particulier a été apporté aux salles de réparation et aux ateliers dotés d’équipement à la fine pointe de la technologie afin de contrôler la température et le taux d’humidité, de sorte qu’ils répondent aux exigences liées à la conservation des œuvres d’art. On retrouve également une boutique répartie sur deux niveaux, dont l’un est dédié à une librairie très fenêtrée qui offre des vues vers la cour et le presbytère adjacent.

Des ascenseurs ont été intégrés dans un bloc central prenant la forme d’une colonne. Au sous-sol, l’aménagement d’un auditorium de 250 places fixes vient compléter l’offre culturelle en permettant la tenue de conférences liées à l’art.

Provencher_Roy est fière d’avoir participé à la conception de l’un des plus grands projets reliés au domaine culturel au Québec qui, en plus d’être un édifice emblématique pour la Capitale- Nationale, se veut un modèle en matière de développement durable et de respect du patrimoine de la ville, grâce à son intégration urbaine remarquable. Le pavillon Pierre Lassonde est en cours de construction et ouvrira ses portes au public en 2016. Ce projet d’environ 12 000 m2 vise une certification LEED® Canada-NC.

 

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