Montoni : un campus corporatif pour Ericsson

Parmi les 41 promoteurs ayant soumis une proposition à Ericsson pour la relocalisation de son centre de recherche et développement, c’est Montoni qui a finalement conquis les dirigeants de l’entreprise de technologie grâce à son Campus corporatif Saint-Laurent. La vision de Montoni, qui rejoignait celle d’Ericsson, ne se limitait pas seulement à construire une tour de bureaux moderne, mais consistait plutôt à créer un véritable environnement de vie pour les employés, un endroit inspirant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Situés à l’angle des rues Cohen et Poirier, à Saint-Laurent, les nouveaux bureaux d’Ericsson conçus par la firme d’architectes MENKÈS SHOONER DAGENAIS LETOURNEUX Architectes se répartiront dans deux tours – une de cinq étages et une de trois étages – reliées par une passerelle vitrée. Un troisième bâtiment abritera une garderie et une cafétéria réservées aux employés. Afin de favoriser l’aménagement d’espaces verts autour des bâtisses au détriment de l’asphalte, on trouvera seulement 90 places de stationnement à l’extérieur, tandis que 1 100 autres places seront réparties en souterrain et dans une structure de quatre étages qui s’harmonise au reste du complexe.

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Un milieu de vie incomparable

Ainsi, Montoni a surpassé les exigences de la Ville quant au ratio d’espaces verts par rapport à la superficie du projet. L’été, les employés pourront profiter de pistes cyclables, de sentiers piétonniers, de petits lacs et d’un terrain de volleyball, tandis que l’hiver, ils pourront jouir d’une vaste patinoire extérieure. «Nous ne voulions pas seulement nous contenter d’obtenir la certification LEED Or, mais créer un environnement où les employés pourraient se ressourcer pendant leurs pauses, un endroit qui donnerait envie aux gens de venir travailler pour Ericsson», explique Mike Jager, directeur du développement des affaires chez Montoni.

Dans les espaces de bureaux, un puits de lumière dans l’atrium central diffusera de la lumière naturelle à tous les occupants des nombreux espaces ouverts, ajoutant au confort de ces lieux à la fine pointe de la technologie.

En outre, afin de permettre l’expansion de l’entreprise, les structures peuvent supporter un agrandissement vertical, si nécessaire.

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Surpasser les contraintes

En étudiant plusieurs parcs et centres coopératifs un peu partout dans le monde, le promoteur a constaté que bon nombre d’entre eux se trouvent à proximité d’aéroports, comme le Campus corporatif Saint-Laurent, ce qui confirmait la viabilité du projet. « Lors de notre présentation à Ericsson, nous avons été très transparents à ce sujet. En mesurant la quantité de bruit en décibels tout autour du site, nous avons pu prendre ce facteur en considération lors de la construction des bâtiments », résume M. Jager.

Grâce à l’ingéniosité de son équipe et de ses collaborateurs, Montoni a, d’autre part, contourné une autre contrainte: la présence d’une zone humide d’environ 400 pi2 au centre du terrain. De prime abord inutilisable, cette zone fut l’occasion de créer un lac entouré d’une piste cyclable.

Pérennité et réhabilitation des bâtiments

Dans une optique de développement durable, Montoni garde toujours en tête l’avenir des bâtiments lors de la mise sur pied de projets. « Aujourd’hui, certaines usines de fabrication des années 1950 subissent une restauration pour devenir des bureaux ou des condos de style loft. Aujourd’hui, nous pensons un peu de cette manière. Il faut penser aux générations futures, alors nous développons des concepts de bâtiments qui pourront être attrayants pour une personne qui y habitera dans 25 ou 30 ans», explique Mike Jager.

De plus, afin de diversifier son offre, Montoni acquiert de plus en plus de bâtiments industriels datant des années 1970 et 1980, dans lesquels ils remplacent les systèmes mécaniques et l’isolation afin de les remettre sur le marché à prix concurrentiel.

C’est le cas par exemple des Fermes Lufa, qui ont élu domicile dans un bâtiment industriel appartenant à Montoni, à Laval. Sur la toiture de 40000 pi2, on y a construit la plus grande serre commerciale dans le monde. Un autre exemple: pour le 7250, rue Marconi, une bâtisse construite dans les années 1950 dans le Mile-End, on a incorporé des espaces verts au toit, de sorte que chaque locataire a un accès direct à une terrasse privée, offrant de la verdure dans la densité du paysage urbain.

Aujourd’hui, Montoni compte à son actif environ 2,5 millions de pieds carrés d’espaces locatifs dans les secteurs institutionnel, industriel et administratif, se positionnant assurément comme un chef de file en promotion immobilière dans la grande région de Montréal.

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