Le Centre mondial d’essais en vol Pratt & Whitney : un chantier gigantesque, mais vert!

«Ça peut paraître étonnant de construire un bâtiment vert pour une entreprise qui fabrique des moteurs, mais il s’agissait d’une volonté importante de Pratt & Whitney dès le départ. Nous avons fait des études et nous avons vu rapidement que c’était possible!»

En regardant le Centre mondial d’essais en vol qu’a récemment inauguré Pratt & Whitney Canada à Mirabel, au nord de Montréal, il est facile de croire que le complexe est l’aboutissement d’un travail d’ensemble, réalisé en une seule phase de construction. Pourtant, il n’en est rien : résultat de la conjoncture économique au moment de mettre le projet en marche, Pratt & Whitney a plutôt décidé de le diviser par sections indépendantes dont la conception-construction a été assurée par Pomerleau.

«Au départ, nous avons d’abord eu le mandat de construire les hangars», explique Ian Kirouac, chargé du projet chez Pomerleau, «puis Pratt & Whitney a décidé d’ajouter d’autres bâtiments et nous avons construit la cellule d’essais et l’usine d’assemblage. C’est donc un projet évolutif qui a nécessité une coordination particulière de la part de toute l’équipe qui a su réagir rapidement pour adapter les constructions en cours à celles à venir».

Le complexe comprend maintenant deux hangars servant à abriter des avions Boeing 747SP construits en parallèle sur une période de 12 mois et dont la superficie totale est de plus de 14 000 mètres carrés. Pomerleau a ensuite assuré la construction de la cellule d’essais (3 720 mètres carrés), puis des espaces communs, comprenant vestiaire, cafétéria, quai de déchargement et bureaux (2 790 mètres carrés), l’usine d’assemblage (6 511 mètres carrés) et le bâtiment de préparation aux essais (2 325 mètres carrés).

Des méthodes de travail particulières

Étant donné la nature des produits fabriqués et testés au Centre, les assureurs de Pratt & Whitney ont exigé des matériaux et des façons de faire non traditionnels, en conformité avec les codes de protection contre les incendies, dans le but de minimiser les risques en cas d’accident. «À titre d’exemple, les deux hangars sont des structures entièrement indépendantes, précise Ian Kirouac. Normalement, on aurait utilisé un mur commun entre les deux bâtiments, mais dans ce cas-ci, tout a été prévu pour limiter les dégâts à un seul hangar s’il devait arriver un accident».

Un autre défi a été de créer un complexe répondant aux critères de la certification LEED Argent. « Ça peut paraître étonnant de construire un bâtiment vert pour une entreprise qui fabrique des moteurs, dit Ian Kirouac, mais il s’agissait d’une volonté importante de Pratt & Whitney dès le départ. Nous avons fait des études et nous avons vu rapidement que c’était possible !» Parmi les mesures mises en place pour y arriver, on retrouve un mur solaire, des roues thermiques sur les toits, des appareils sanitaires à faible débit et un aménagement paysager qui ne nécessite pas d’irrigation. De plus, dans le stationnement, des places avantageuses ont été prévues pour les gens utilisant un système de covoiturage ou un véhicule hybride. Ces mesures vertes vont de pair avec la philosophie d’entreprise de Pratt & Whitney qui oriente désormais sa production vers des produits auxquels sont intégrées les technologies vertes les plus avancées actuellement disponibles.

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