Former des ouvriers qualifiés pour l’avenir des chantiers d’ici

Le Centre de formation des métiers de l’acier (CFMA), situé à Anjou, forme des travailleurs spécialisés dans quatre programmes d’études professionnelles étroitement liés aux besoins de main-d’oeuvre sur les nombreux chantiers de construction.

Inauguré en 1998, le Centre de formation des métiers de l’acier (CFMA), situé à Anjou, forme des travailleurs spécialisés dans quatre programmes d’études professionnelles étroitement liés aux besoins de main-d’oeuvre sur les nombreux chantiers de construction québécois. Il s’agit des suivants : Pose d’armature de béton, Fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés, montage structural et architectural, Chaudronnerie. Il s’agit de domaines très en demande, dont les donneurs d’ouvrage se disputent les diplômés et qui, en ce sens, sont en étroite synergie avec l’industrie.

Une formation solide, moderne et appliquée

Voici un bref aperçu de trois des formations offertes par le CFMA, présentées par Denis Ouellet, ingénieur et directeur du Centre :

Pose d’armature de béton

D’une durée de 735 heures, soit six mois de formation à temps plein, ce programme conduit à l’exercice du métier de ferrailleur. Ceux qui le pratiquent mettent en place diverses structures d’acier (tiges, barres, treillis et câbles) qui servent à renforcer le béton. Les diplômés sont également en mesure d’effectuer différentes tâches d’installation de l’acier d’armature utilisé dans la construction de colonnes, murs, poutres, dalles et escaliers en béton.

Fabrication de structures métalliques et de métaux ouvrés

Ce programme, qui dure 1 350 heures, conduit à l’exercice du métier très en demande d’assembleur dans le domaine de la fabrication de charpentes métalliques et de métaux ouvrés. Le CFMA est le seul centre à offrir cette formation dans la grande région de Montréal. L’exercice de ce métier consiste à assembler, à ajuster et à positionner, par soudage, des pièces métalliques, afin de produire un élément de structure métallique (comme une poutre ou une colonne) ou encore des métaux ouvrés (un escalier, un garde-corps, une main courante ou une marquise

Montage structural et architectural

Ce programme, qui correspond à 1 230 heures de formation, conduit à l’exercice du métier de serrurier de bâtiment et de monteur d’acier de structure. Les diplômés montent et assemblent des éléments de construction structuraux et architecturaux à l’aide de divers appareils de levage, et ils les mettent en place selon des procédés de boulonnage et de soudage.

« Tout au long de leur apprentissage, nos élèves travaillent avec des équipements modernes et dans des conditions très semblables à celles des entreprises qui les embaucheront, indique le directeur. Leur formation est donc réaliste et proche de ce qu’ils vivront sur le marché du travail. »

Des métiers en forte demande… en phase avec l’industrie

Le CFMA détient un mandat national et les formations qu’il fournit sont très en demande. « Dans ce sens, explique Denis Ouellet, puisque nous recevons plus de demandes d’admission que de places disponibles, nous visons à la fois à recruter les meilleurs candidats et à assurer une représentativité géographique des élèves, c’est-à-dire à faire en sorte de fournir de la main-d’oeuvre qualifiée là où la demande est la plus pressante. Nous évaluons donc, en plus du dossier académique de nos aspirants, leurs aptitudes à effectuer les tâches liées à l’exercice de leur futur métier par l’entremise de tests de classement. »

Le comité de gestion du Centre permet en outre d’assurer une corrélation entre les besoins de l’industrie et l’admission d’élèves, en fonction de la réalité actuelle et future du marché. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les représentants de l’industrie, afin de nous assurer que nous formons une quantité adéquate de travailleurs répondant aux standards de l’industrie en termes de qualité des compétences. La concertation entre le milieu et le Centre de formation se concrétise également par des dons d’équipement ou de matériel périssable », ajoute monsieur Ouellet, précisant que depuis la création du Centre, toutes les barres d’armature que ses élèves ont utilisées provenaient de donations d’entreprises ou d’associations.

Depuis son ouverture, le CFMA a diplômé plusieurs centaines de travailleurs spécialisés qui n’ont pas tardé à trouver leur place sur le marché du travail… et qui ont même parfois été recrutés avant la fin de leurs études. C’est notamment le cas de Frédéric Laplante, un étudiant en fabrication de structures métalliques, qui, avant d’avoir obtenu son diplôme, a déjà déniché un emploi d’assembleur. « Il nous arrive également de devoir interrompre la formation de nos élèves, de les laisser aller répondre aux besoins sur les chantiers et de les voir revenir pour parfaire leurs acquis par la suite », illustre Denis Ouellet, pour démontrer l’immense attrait que représente cette main-d’oeuvre qualifiée.

Un souci constant de la santé et à la sécurité

Une aut re particularité qui caractérise le CFMA tient dans l’accent mis sur la santé et la sécurité, omniprésentes ici. « Le Centre a toujours été proactif sur cette question cruciale et nous avons mis en place en 2006 des comités sur la santé et la sécurité, impliquant à la fois des élèves, des enseignants et des représentant du milieu du travail, explique Denis Ouellet.

D’ailleurs, toutes les semaines, nos élèves sont invités à approfondir les questions liées à la santé et à la sécurité par l’entremise d’apprentissage théorique, d’aide à l’inspection des lieux et des équipements, de simulations, d’analyse d’accidents ou de quasiaccidents, etc. Nous travaillons également avec la CSST afin de mettre nos machines aux normes pour assurer la sécurité de tous. Enfin, tous les matins avant d’entamer leurs apprentissages pratiques en atelier, les élèves sont invités à effectuer des exercices d’étirement et de réchauffement, afin de prévenir les blessures. Il aurait difficilement été envisageable de voir cela dans des centres comme le nôtre il y a seulement 10 ans ! »

« Depuis la fondation du Centre, on a constaté une diminution notable du nombre d’accidents rapportés dans les métiers liés à cette industrie », indique Jean-Guy Bélanger, du local 711 du Syndicat des métiers de l’acier. De son côté, le directeur du Centre précise que son équipe et lui se tiennent constamment à jour à propos des innovations qui éclosent ailleurs dans le monde, en Europe notamment, pour s’assurer d’offrir à la clientèle étudiante la formation la plus complète et à jour qui soit.

Ainsi, en plus de leurs compétences techniques, les élèves qui quittent le CFMA apportent sur les chantiers ce qu’ils ont appris au Centre en ce qui concerne la santé et la sécurité, la rigueur, la minutie et l’importance du travail d’équipe. Ils peuvent également revenir chercher au Centre de la formation d’appoint grâce aux milliers d’heures de perfectionnement offertes. « Pour toutes ces raisons, nous pouvons affirmer que nos diplômés sont des ressources précieuses, des forces vives essentielles et gagnantes pour tout employeur… et pour l’avenir des chantiers de chez nous ! », conclut avec fierté le directeur Denis Ouellet.

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