CRCHUM : un bâtiment à la fine pointe de la technologie

Le Québec a financé 470 M$ en infrastructures. C’est énorme! Cet investissement va permettre au centre de recherche d’attirer la crème des chercheurs à l’international. Le CRCHUM sera très attrayant pour eux, enchaîne-t-il, notamment avec la mise en place de plates-formes de pointe tel un cyclotron.

Répartis actuel­lement à travers six bâtiments différents; les chercheurs, les étudiants à la maîtrise et au doctorat, professeurs, stagiaires postdoctoraux, ainsi que le personnel technique et admi­nistratif du CHUM pourront désormais bénéficier d’un lieu stimulant et unique pour mener leurs recherches. En plus de la communauté scientifique, les équipes médicales en place jouiront de ces instal­lations de pointe.

Le CRCHUM constitue l’un des plus imposants centres de recherche en Amérique du Nord, soit l’un des premiers à rassembler dans un même édifice le cycle complet de la recherche: recherche en santé des populations, recherche fondamentale et recherche clinique. Il sera d’ailleurs doté d’un cyclotron, cet équipement de pointe produisant des isotopes pouvant servir au traitement des cancers, tout en contribuant au développement de la recherche dans le domaine de l’imagerie. Ce sont environ 5000 personnes qui y circuleront chaque jour.

Un projet unique entre bonnes mains

La direction du projet a été confiée au secrétaire général et directeur général adjoint du CHUM, Me Sylvain Villiard, qui pilote le projet de nouveau CHUM depuis des années. Avocat de formation, il a notamment participé aux négociations et à la signature des deux ententes de partenariat public-privé (PPP), celle du CHUM et du CRCHUM.

Depuis la signature de l’entente de partenariat du CRCHUM, en mai 2010, sa principale fonction au sein du CRCHUM consiste à gérer ladite entente de partenariat, laquelle englobe la conception, la construction, le financement, le maintien et l’opération de l’édifice en étroite collaboration avec les partenaires privés. «Je m’assure que les partenaires de cons­truction respectent le devis de performance et de fonctionnalité, un programme fonctionnel et technique (PFT) qui compte plus de 12 000 pages d’information », précise-t-il.

Jusqu’en février dernier, les partenaires public et privé revoyaient les plans en épluchant les détails techniques pour ainsi s’assurer que tout le monde avançait dans la bonne direction. Faire du «plug and play», pour reprendre les mots de Me Villiard.

Heureusement, il y a eu très peu de changements au programme considérant l’ampleur du projet. « On a investi dans un très bon devis, mentionne-t-il. Lorsqu’on planifie et construit sur une longue période, il y a toujours des changements. Bien entendu, on ne dit pas non à un chercheur qui a reçu une subvention pour un microscope moléculaire parce qu’il n’était pas prévu au devis… Or, le partenaire aussi a émis des avis de changements, pour des modifications que lui-même n’avait pas prévues. Ainsi, on doit toujours revoir les plans et parfois proposer d’autres avenues pour s’ajuster d’un côté comme de l’autre. »

Un PPP étalé sur 30 ans

Le premier paiement pour la construction, l’opération et l’entretien du CRCHUM se fera le 1er octobre 2013, lors de la réception provisoire du CRCHUM, le contrat s’étalera sur 30 ans. On a d’ailleurs implanté un système de pointage dans le contrat pour mesurer le rendement de notre partenaire ce qui permet des déductions à son paiement mensuel lorsqu’il ne remplit pas la performance exigée.

Qui dit centre de recherche, dit installation moderne dotée d’équipements à la fine pointe de la technologie. L’entente de partenariat prévoit le remplacement des tours d’eau, des climatisateurs et des comptoirs à la fin de leur vie utile, selon un échéancier prédéterminé qui assurera le renouvellement d’une infrastructure moderne permettant ainsi aux chercheurs d’être parmi les meilleurs dans le monde.

La recherche intégrée dans son milieu

Les activités de recherche du CRCHUM contribueront étroitement aux cinq volets de la mission du CHUM: les soins, l’enseignement, la recherche, la promotion de la santé et l’évaluation des technologies.

Le directeur du CRCHUM, Jacques Turgeon, rapporte trois volets fondamentaux au coeur de la mission du centre: l’esprit de continuum, les secteurs de pointe bien identifiés, une technologie de haute performance et un plateau de recherche clinique parmi les plus sophistiqués au monde. Il n’y a pas de doute: le CRCHUM sera un puissant incubateur de talents qui permettra de colliger les conclusions de recherche issues de ce continuum et de les transformer en soins de santé de haut niveau. Une concentration d’expertise d’où émanera une synergie qui profitera autant aux chercheurs qu’aux patients.

«La programmation scientifique et la qualité des chercheurs qui s’inspirent des problèmes vécus chez les patients observés en recherche fondamentale promettent d’être très conséquents, explique M. Turgeon. Cet esprit de continuum intégré dans un centre de recherche en milieu hospitalier plutôt qu’en institution donne lieu à un esprit académique qui remet toujours en cause la qualité des soins prodigués», ajoute-t-il. En ce sens, le CRCHUM se distinguera notamment au niveau de ses thématiques de recherches particulières tandis que certaines pathologies ont été ciblées: les maladies neurodégénératives, le cancer chez l’homme et la femme, l’arthrite et le diabète, par exemple.

«Le plus grand défi du CRCHUM sera de rester connecté à la réalité des patients et de répondre aux besoins de la population. Chaque sujet nous permettra d’améliorer et de toujours assurer le meilleur des soins», assure celui qui porte plusieurs chapeaux. Pharmacien de formation, chercheur de renommée internationale et professeur au département de pharmacie de l’Université de Montréal, Jacques Turgeon en est à son cinquième grand projet. Et celui-ci compte certainement parmi ses plus grandes fiertés professionnelles.

Le Québec a financé 470 M$ en infrastructures. C’est énorme! Cet investissement va permettre au centre de recherche d’attirer la crème des chercheurs à l’international. Le CRCHUM sera très attrayant pour eux, enchaîne-t-il, notamment avec la mise en place de plates-formes de pointe tel un cyclotron.

Les Québécois seront les premiers à bénéficier de ces traitements d’avant-garde, car l’infrastructure attirera les spécialistes et deviendra un passage obligé pour les compagnies pharmaceutiques, biotechnologiques et l’industrie du vaccin. Un positionnement assuré en tant que leader planétaire!

Deux étages dédiés à l’enseignement et à la simulation

Au-delà des salles de cours et laboratoires conventionnels, le Centre intégré d’enseignement et de formation (CIEF) va dédier quelques-unes de ses 40 salles à la pratique médicale simulée. Salles d’opération, salles d’accouchement, de soins intensifs, urgences… nous formerons la relève médicale au moyen de simulations; tantôt avec des robots et des mannequins, tantôt avec des bénévoles ou des acteurs, explique la directrice de l’enseignement, Dre Marie-Josée Dupuis, qui coordonne les stages.

Pendant que les futures infirmières s’entraîneront à installer un soluté à un mannequin, de futurs médecins, anesthésistes et infirmiers tenteront de sauver un autre mannequin en arrêt respiratoire. Des agents de sécurité apprendront à réagir promptement à un appel d’urgence, une alerte au colis suspect. Autant de simulations que de situations possibles.

Dans une même journée, un médecin pourra vaquer à plusieurs occupations sans jamais sortir du quadrilatère. Il pourra soigner ses patients le matin, participer à une formation sur un traitement révolutionnaire en début d’après-midi, passer au laboratoire pour finaliser un détail de recherche ou rencontrer un couple qui s’apprête à avoir un enfant et voudrait visiter une salle d’accouchement au CIEF.

À l’instar de la recherche, l’enseignement et la formation mettront en lumière des situations adaptées à la réalité montréalaise. On y tiendra des forums citoyens de soins thérapeutiques en fin de vie, ou encore, de gestion de différentes problématiques reliées à l’itinérance.

www.nouveauchum.com

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