Le Lowney, Le Seville, faire revivre le patrimoine de Montréal

Au cours des derniers mois, deux projets résidentiels, Le Lowney, Le Seville, conçus par la firme IBI-CHBA sont apparus dans le paysage urbain de Montréal, faisant revivre deux sites qui font partie du patrimoine de la ville.

Le Lowney : emblème industriel de Montréal

Situé dans le quartier Griffintown, le Lowney porte le nom de l’ancienne manufacture du célèbre Cherry Blossom. Le projet est constitué de 11 phases réparties sur 3 ilots distincts, et d’un complexe résidentiel de plus grande hauteur sur un quatrième ilot, le Lowney sur ville, pour un total de 2000 logements. L’architecture prend sa source dans un mode de vie urbain et s’adresse principalement aux jeunes acheteurs.

S’inspirant de deux bâtiments industriels sur le site du premier ilot (phases 1 et 2), le concept des phases 3 et 4 du projet misent sur la brique rougeâtre et les corniches d’origine. La fenestration abondante et les hauts plafonds des bâtiments existants, convertis en logements, confèrent un cachet particulier au projet résidentiel.

Les bâtiments des phases subséquentes (ilots 2 et 3) présentent un gabarit similaire, soit de 6 à 8 étages. Quant au Lowney sur ville, il comporte un basilaire de 8 étages, surmonté de deux tours qui offrent à elles seules un total de 20 étages. Les bâtiments neufs, avec leurs balcons en saillie, s’harmonisent avec la typologie du secteur, conservant à la base des modules qui correspondent au gabarit de l’ancien quartier. Les deux tours du Lowney sur ville s’intègrent au quartier Griffintown avec un profil à l’échelle du centre-ville.

Visant offrir des logements abordables (selon les critères du «Programme d’accession à la propriété pour les familles» de la Ville de Montréal) dans une proportion de 50 % des unités de logements, IBI-CHBA et son client, Groupe Prével, ont imaginé des logements de petite taille, proposant des aménagements compacts et de facture soignée. En contrepartie, le projet redonne les espaces aux toits, avec vues imprenables sur la ville, comme espaces communautaires ouverts à l’ensemble des nouveaux propriétaires. Les phases 8 à 11, sur le troisième ilot, comportent 4 grandes terrasses thématiques reliées les unes aux autres par des passerelles aériennes. Les résidents peuvent ainsi profiter d’une variété d’aménagements, dont un lieu d’entrainement, un jardin attenant à un club-house, un jardin zen avec jets d’eau et lieu de regroupement.

En hommage à l’ancienne vocation du site, la cour intérieure du premier ilot a été aménagée sous le thème de la cerise et offre un tableau verdoyant pour les résidents qui habitent les quatre immeubles en périphérie.

Une cerise stylisée se dessine au moyen de platebandes, traversées par un chemin qui mène à une magnifique cerise sculpturale en fibre de verre. La firme IBI-CHBA a reçu un prix d’excellence de l’Association des architectes du paysage du Canada pour l’aménagement de ce jardin commémoratif.

Le Seville: lieu historique de diffusion culturelle

Le projet du Seville a été bâti sur le site de l’ancien Théâtre Seville situé sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues Lambert-Closse et Chomedey. La Ville de Montréal souhaitait réaliser un projet qui permettrait de revitaliser le secteur et plus particulièrement le site de cette salle de cinéma, laissée à l’abandon depuis plus de 20 ans.

IBI-CHBA a été mandaté par le Groupe Prével, pour réaliser une étude urbaine et concevoir un projet d’habitation orienté vers les communautés, offrant au rez-de-chaussée un ensemble de commerces, dont un marché d’alimentation et un café en mémoire de l’ancien théâtre, en continuité de l’animation de la rue Sainte-Catherine dans l’Ouest.

Le Seville s’articule selon deux strates, soit un basilaire de cinq étages qui rappelle l’échelle du quartier environnant et de la rue, et au-dessus, trois tours, dont deux de 11 étages et une de 20 étages, qui s’harmonisent à l’échelle métropolitaine. Le complexe abrite au total 450 condos urbains.

Une ruelle piétonnière aménagée derrière les espaces commerciaux du rez-de-chaussée, en parallèle à la rue Sainte-Catherine, donne accès aux trois halls d’entrée privés des habitations. Les toits-terrasses et les quatre jardins offrent des havres de verdure intimistes aux résidents.

Le concept du Seville propose des unités d’habitation de petite dimension, ce qui laisse place à d’importants espaces communautaires destinés à tous les copropriétaires: gymnase à large fenestration, piscine intérieure, salles communes, espace club, terrasses et piscines sur les toits viennent enrichir la vie urbaine des occupants.

Le Seville propose un projet de logements abordables sur la base d’un nouveau style de vie qui s’adresse aux jeunes montréalais et qui s’inscrit dans la mouvance écolo (haute densité, stationnements de vélos, toits végétalisés et réfléchissants, transport collectif, économie d’énergie, utilisation de matériaux sains, récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage, etc.).

Plusieurs éléments commémoratifs signalent aux passants cet ancien lieu de diffusion culturelle. Afin de témoigner de l’esprit des lieux, le projet prévoit la reprise architecturale de panneaux et d’artefacts aux abords des commerces de la rue principale. Un café est prévu à l’emplacement de l’ancien théâtre Séville, souligné par un traitement particulier qui inclut l’ajout d’une marquise et le marquage du parvis à l’avant de l’ancienne emprise du théâtre pour évoquer le caractère événementiel associé à l’histoire du lieu.

Le volume du théâtre Seville se détache de l’ensemble du nouvel immeuble par un traitement distinct, rappelant les proportions de l’ancien bâtiment. La tour de 20 étages offre un encadrement affirmé au square Cabot, à l’ouest, et participe à faire de celui-ci un important point de repère pour la métropole.

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