Université de Montréal : un projet en PPP

Le nouveau campus lavallois de l’Université de Montréal est un projet réalisé en partenariat public-privé (PPP) par Pomerleau. L’entrepreneur, dont la renommée n’est plus à faire , a donc assuré la conception, la construction et les opérations sur l’ensemble du projet. « Nous avons eu un mandat qui tient compte de l’opération pendant 30 ans », explique d’entrée de jeu François Tremblay, ingénieur et gérant du projet chez Pomerleau.

«L’ensemble de notre travail a été marqué par une vision à long terme et un souci de durabilité qui ont été déterminants dans les choix que nous avons faits». Du reste, même si l’enveloppe budgétaire était limitée, Pomerleau a voulu dès le départ créer un bâtiment de qualité, autant par le choix des matériaux que par le respect des détails architecturaux qui font la signature du projet.

«Nous avons ciblé des points architecturaux que nous trouvions essentiels pour le projet», explique François Tremblay. À titre d’exemple, il cite l’escalier monumental suspendu, véritable point central du bâtiment, qui représentait un défi technique de taille. «Nous avons toutefois dû faire quelques corrections techniques et proposer des matériaux différents – de l’acier perforé plutôt que du verre et du caoutchouc moulé plutôt que des tuiles – qui ont permis de diminuer les coûts de la structure et ont rendu possible sa réalisation». D’autre part, Pomerleau a choisi d’utiliser des éléments de maçonnerie jaunes semblables à ceux du campus mère, même si cela augmentait les coûts de construction : «Nous avons travaillé de façon à ce que tous les intervenants soient satisfaits par le projet et je suis fier de dire que nous avons réussi», précise l’ingénieur.

Espaces de stationnement et conduit souterrain

Le mandat de Pomerleau incluait la construction de 300 cases de stationnement souterrains. «C’était une exigence du projet, explique monsieur Tremblay. L’aménagement de l’espace a été pensé de façon à ce que le stationnement occupe le moins de place possible». Par la suite, l’équipe a également dû construire un lien véhiculaire au dernier niveau du stationnement qui passe sous la rue Jacques-Tétreault, à seulement huit mètres de la voûte du métro. La réalisation de la voie a nécessité une planification serrée de manière à répondre aux exigences élevées de la Société de transport de Montréal (STM) en matière de sécurité et de confort des usagers, mais «comme cela était prévu dès le début du projet, nous avons pu intégrer les mesures spéciales facilement», précise François Tremblay.

De plus, Pomerleau a assuré la réalisation d’un tunnel permettant de lier l’établissement au métro et a mis en place les structures souterraines qui permettront de construire de nouveaux tunnels reliant le bâtiment existant à ceux qui s’ajouteront à proximité dans les prochaines années.

Coordination et gestion

Enfin, parmi les autres défis rencontrés par le constructeur au cours du mandat, on retrouve l’échéancier serré qu’il a dû respecter. Débuté en octobre 2009, le bâtiment devait être livré à la fin de mai 2011, de sorte qu’un travail précis de gestion et de planification était exigé. «Puisque notre mandat était complet, j’ai participé à la conception. Au moment de la construction, je savais donc bien ce qui s’en venait. Cela a permis de toujours prévoir les travaux six mois à l’avance et de respecter l’échéancier établi», conclut François Tremblay.

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