Dessau : SAT le croisement des arts et de la technologie

L’intérêt du projet réside surtout dans la corrélation entre les arts et les technologies, de sorte que le nouveau bâtiment de la SAT contribue à un axe de développement unique.

Récipiendaire de plusieurs prix, notamment pour l’agrandissement de l’aéroport Jean-Lesage de Québec et du Palais des congrès de Montréal, Dessau possède une expertise en ingénierie de bâtiments recherchée autant à l’international qu’au Québec.

L’entreprise travaille actuellement sur le nouveau bâtiment de la Société des arts technologiques (SAT) pour lequel elle doit concilier efficacité, sécurité et respect des normes avec le volet hautement artistique qui fait l’unicité du bâtiment.

« L’édifice de la SAT est plus petit que les bâtiments sur lesquels nous travaillons habituellement, mais c’est un projet qui comporte plusieurs défis», explique d’entrée de jeu Serge Vézina, vice-président ingénierie chez Dessau. Parmi ces défis, le plus important reste l’adaptation d’un cadre bâti à des besoins spécifiques, notamment en volumes et en surfaces portantes, d’autant plus que le bâtiment original avait une tout autre vocation que celle que lui a donnée la SAT. Ancien marché, l’édifice a d’abord été modifié de façon à accueillir des espaces de création pour les artistes en résidence et une salle de diffusion au rez-de-chaussée. Dans le cadre de la transformation actuelle, les ingénieurs de Dessau ont travaillé à y ajouter un dôme qui recevra un écran hémisphérique et une salle de 250 à 350 places au sommet du bâtiment.

À cela s’ajoute l’échéancier accéléré que doivent suivre les ingénieurs: amorcés en début d’année, les travaux seront terminés pour l’ouverture officielle en septembre prochain.

4 étapes de réalisation

Dessau a d’abord procédé à l’ajout de l’étage supplémentaire en béton, en convertissant la toiture originale en plancher puis en établissant les structures de l’étage. À cette étape, la principale difficulté était d’arrimer l’enveloppe murale de la nouvelle construction avec l’enveloppe existante.

Par la suite est venue l’édification de la charpente du dôme greffé au sommet de l’édifice. Dessau a déjà reçu le mandat de construire des dômes, ceux sur le toit du 1000 de la Gauchetière, notamment. Pourtant, celui qui surplombe la SAT se démarque de leurs autres réalisations par ses contraintes scénographiques. Les ingénieurs devaient donc concilier la géométrie du dôme avec celle de l’écran hémisphérique à l’intérieur, difficulté augmentée par le fait que l’écran a été conçu de façon à être mobile.

Les ingénieurs ont ensuite travaillé à l’adaptation de toutes les aires portantes selon les besoins de circulation verticale. Ils ont alors condamné certains escaliers pour en construire de nouveaux, dont l’escalier monumental dans l’entrée du bâtiment. Ils ont en outre prévu un ascenseur allant du sous-sol au dernier étage.

En dernier lieu, Dessau a assuré la réhabilitation parasismique du bâtiment. Pour ce faire, les ingénieurs ont favorisé un accroissement des capacités d’amortissement par l’ajout de dispositifs de dispersion d’énergie. Le système composé d’amortisseurs à friction a été inventé par Pall dynamics inc. et utilisé par Dessau pour la première fois sur l’Agence spatiale canadienne il y a une quinzaine d’années.

Enfin, pour Serge Vézina, l’intérêt du projet réside surtout dans la corrélation entre les arts et les technologies, de sorte que le nouveau bâtiment de la SAT contribue à un axe de développement unique. C’est pourquoi l’entreprise a favorisé une approche évolutive permettant aux différents intervenants de s’adapter aux besoins en cours de route et de respecter le contexte artistique à la base du projet

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