ÉTS : Un campus en ville

Situé au cœur du quartier Griffintown, le campus de l’École de technologie supérieure (ÉTS) regroupe une dizaine de bâtiments, incluant entre autres deux pavillons, quatre résidences et AéroÉTS, un pôle dédié à l’enseignement et à la recherche aérospatiale. Rassemblant près du quart des futurs ingénieurs québécois, l’institution a défini certains objectifs afin de devenir un leader mondial en formation et en recherche en génie, se traduisant notamment par l’aménagement de trois bâtiments qui viennent répondre aux besoins de cet important pôle universitaire.

Photo : Stephane Brugger

Carrefour de la population étudiante

Pour ce campus en ville disséminé dans un vaste quadrilatère et dépourvu d’espaces verts, la mise en place d’une centralité s’imposait donc pour créer une infrastructure propice à la socialisation. De ce besoin est née la Maison des étudiants, inaugurée en octobre 2015.

Réalisée par la firme Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes et située à l’angle des rues William et Murray, elle siège au centre des lieux les plus fréquentés de l’ÉTS, soit les résidences et les pavillons d’enseignement. Axé sur le design actif, le bâtiment a été pensé comme un réseau de circulations et est aujourd’hui mis en valeur par des espaces publics interconnectés.

Une promenade intérieure vient unifier les multiples composantes du campus : débutant par un lien tunnel implanté à l’est de la Maison des étudiants, elle relie par l’atrium et l’escalier ouvert le niveau 1 au niveau 3 ainsi que les principaux espaces fréquentés par les étudiants. Le bâtiment a également été conçu pour permettre l’ajout d’une circulation aérienne entre le niveau 3 et les résidences à l’ouest. Des liens sont ainsi créés entre les divers pavillons de l’ÉTS, grâce à un réseau de circulations planifiées intégrant une passerelle, des liens piétons extérieurs, le tunnel et le cœur du campus.

Le nouveau bâtiment vient ainsi permettre les interactions entre la vie étudiante et le quartier Griffintown en pleine revitalisation. Les services, commerces et espaces publics de l’ÉTS sont partagés collectivement et deviennent des éléments de requalification du secteur grâce à leur présence sur rue. Un aménagement des trottoirs a été réalisé dans un souci de redonner l’espace aux piétons et de permettre l’accessibilité à ces services.

Pour tirer profit de la future conversion de la rue Murray en promenade piétonne, une bande végétale forme un parc linéaire le long de la façade est. Afin de créer une ouverture vers le domaine public et vers la place publique perpendiculaire à la rue, la façade principale du rez-de-chaussée du bâtiment forme une diagonale entièrement vitrée. Le lieu de convergence ainsi créé de même que la mixité des usages de la Maison des étudiants génèrent une riche activité humaine.

Les volumes en blocs s’inspirent de la glace, un hommage à l’ancienne vocation du site qui hébergeait autrefois un entrepôt de glace. Pour symboliser les échanges entre les étudiants et le foisonnement créatif, des sérigraphies illustrent des faisceaux 3D dont certains auraient été coupés, créant de grands cercles dynamiques.

Un nouveau voisin pour la Maison des étudiants

Parallèlement, Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes réalisera la conception d’un nouveau pavillon au sud de la Maison des étudiants. En plus d’une trentaine de salles de classe d’environ 60 places, d’espaces de rassemblement et de bureaux, ce pavillon abritera des ateliers de fabrication de prototypes des clubs étudiants, qui sont actuellement à l’étroit dans la Pavillon A.

À l’instar de la programmation de la Maison des étudiants, les espaces occupés par les étudiants seront mis en vitrine sur le parc linéaire, contribuant ainsi à animer l’espace public et établissant un dialogue entre les deux bâtiments. Des études d’ensoleillement sont en cours pour maximiser la luminosité dans la cour située entre les deux bâtiments, tout en optimisant l’agencement des volumes.

Illustration : Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes

La construction de ce projet se fera en régime accéléré, pour une livraison attendue au printemps 2019. Réhabilitation de l’ancien planétarium Dow Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes travaille également à la transformation de l’ancien planétarium Dow en centre entrepreneurial dédié aux jeunes entreprises technologiques d’ici. En collaboration avec le CENTEC (Centre d’entrepreneurship technologique), cet accélérateur d’entreprises permettra aux jeunes entrepreneurs en génie de développer un produit technologique et d’être accompagnés dans un éventuel démarrage d’entreprise.

Dans le réaménagement proposé par les architectes, l’enveloppe extérieure demeurera presque intacte, mises à part la restauration des fenêtres existantes et l’insertion de grandes ouvertures sur les façades est et ouest afin de laisser entrer la lumière naturelle dans l’espace central du bâtiment. Une nouvelle entrée côté sud sera aménagée afin de créer un axe nord-sud et d’établir une continuité avec le campus de l’ÉTS. Le défi consistait à ouvrir ce bâtiment introverti tout en respectant son caractère emblématique.

Au centre, sous le dôme, seront aménagés des lieux d’idéation, les bureaux du Centre d’entrepreneuriat technologique (CENTECH) et des espaces de rencontre inondés de lumière naturelle. Des escaliers de part et d’autre de l’espace central circulaire permettront d’accéder à une mezzanine, et la charpente de béton d’origine sera mise en valeur. Dans la partie nord du bâtiment, des espaces locatifs permettront de faire cohabiter les futurs entrepreneurs avec des potentiels partenaires de l’industrie et ainsi créer un environnement favorable à l’émergence d’idées. Selon l’échéancier actuel, la construction doit se terminer en 2018.

Une vision centrée sur l’innovation et la pérennité

Depuis sa fondation en 1994, la firme Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes s’inspire de la ville, de l’environnement et des gens qui l’habitent pour concevoir des projets axés sur le développement durable, l’innovation et la pérennité des villes. C’est d’ailleurs cette vision commune qui unit les associés et leur permet d’offrir des milieux de vie exceptionnels que les gens auront plaisir à s’approprier.

Les nombreuses réalisations de la firme dans les domaines institutionnel, corporatif et culturel de même que les multiples distinctions qu’elle a récoltées témoignent de son souci de créer des espaces de vie de grande qualité. Qu’il s’agisse de pavillons universitaires, de laboratoires, d’immeubles résidentiels ou de bâtiments commerciaux, les artisans de Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes s’appuient sur l’architecture responsable pour créer des bâtiments distinctifs.

Plusieurs de ses créations sont devenues de véritables emblèmes architecturaux et ont contribué à transformer la ville, comme Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BanQ), la Maison du développement durable, le Louis Bohème, le Centre de recherche du CHUM ou encore l’Espace culturel Georges-Emile-Lapalme de la Place des Arts. D’autres ont permis d’améliorer considérablement les environnements où évoluent les gens, comme la Vitrine étudiante de Polytechnique et le siège social d’Ericsson Canada.

L’environnement est également au cœur des préoccupations de la firme, comme en témoigne des réalisations telles la Maison du développement durable, premier bâtiment à recevoir la certification LEED NC Platine au Québec, les Pavillons Lassonde de l’École Polytechnique, première certification LEED NC Or pour une institution universitaire canadienne, le Centre de recherche du CHUM, certifié LEED NC Or ou encore la Bibliothèque Paul-Mercier de Blainville, certifiée LEED NC Argent.

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