GCBD : Contribuer à la restauration de bâtiments patrimoniaux

Construit en 1907 et sis au 1509, rue Sherbrooke Ouest, près du musée des beaux-arts de Montréal, l’immeuble d’appartements luxueux Le Linton demeure un important symbole architectural du début du XXe siècle. Avec sa façade et ses ornementations de terre cuite, cet édifice de 10 étages est l’un des rares à arborer le style beaux-arts à Montréal. Aujourd’hui, l’édifice fait partie du circuit touristique d’Héritage Montréal.

Malheureusement, avec les années, il y a eu dégradation des joints, causant l’absorption d’eau dans l’assemblage, et avec le gel et le dégel propres à notre climat, le terracotta a fini par se fissurer à de nombreux endroits. En 2008, la coopérative du Linton a alors fait appel à la firme Girard Côté Bérubé Dion architectes (GCBD) pour réaliser une analyse de l’état de l’enveloppe extérieure de l’édifice. En effet, avant de restaurer un bâtiment, une phase préparatoire est essentielle. «Il faut d’abord comprendre pourquoi l’ouvrage est dans cet état – infiltration d’eau, humidité qui a traversé le mur, mauvais entretien ¬– pour apporter la solution la plus adaptée et obtenir le meilleur rapport qualité-prix», explique Eric Girard, architecte associé chez GCBD.

Un travail d’équipe

À la suite de cette étude, on a confié à GCBD le mandat de préparer les plans et devis en vue de la restauration de la façade principale et des fondations, de même que de la restauration de la marquise d’entrée et la préparation d’une entrée secondaire. À cet effet, le technicien qui devait superviser le chantier, Patrick Masson, a suivi une formation au Connecticut chez un fournisseur de produit de restauration des pierres pour comprendre comment se comportait le matériau et comment modifier la couleur des pierres restaurées pour l’agencer avec celles en place. Pour réaliser les différents travaux de réfection, GCBD a supervisé différents entrepreneurs spécialisés.

Atwill-Morin a effectué la réfection de la façade de terracotta et de la maçonnerie de briques. L’essentiel des travaux consistait à échafauder la façade pour nettoyer, rejointoyer et réparer les éléments de terracotta qui étaient fissurés à l’aide d’un produit de restauration spécifique. Puisque le bâtiment continuait à être occupé, cette partie du travail a nécessité une coordination serrée avec Le Linton, l’équipe procédant un étage à la fois de façon à déranger les résidents le moins possible. L’équipe de spécialistes a aussi installé des ancrages pour solidifier certaines parties du revêtement. La majorité des pierres étaient en assez bon état pour être conservées et réparées, mais certaines ont dû être remoulées aux États-Unis. On a également amélioré l’étanchéité et l’isolation des murs de fondation du Linton.

Vaste expérience en projets de restauration

CGBD_02JCB Entrepreneurs Généraux a été mandaté pour effectuer les travaux concernant la marquise de fonte de l’entrée principale, qui a été démontée en atelier, réassemblée et repeinte. Les Entreprises J. Piccioni, de leur côté, ont réalisé l’entrée secondaire du bâtiment. GCBD réalise des projets de restauration depuis maintenant 15 ans. C’est notamment la perspective de conserver le caractère patrimonial d’un bâtiment et le fait que chaque projet est différent qui séduit Eric Girard. En outre, les contingences d’une restauration sont nettement supérieures à celles d’un projet de construction neuve.

Le premier projet de grande envergure que la firme a réalisé dans ce domaine était la restauration de la façade, de la toiture de cuivre, et de la croix et de la chapelle de l’église Saint-Enfant-Jésus-du-Mile-End, un imposant bâtiment patrimonial situé au coin des rues Saint-Dominique et Saint-Joseph. Ce projet s’est échelonné sur plus de 15 ans (de 1995 à 2011).

La firme a également mené les travaux pour restaurer la toiture constituée d’un dôme de cuivre de l’église St. Michael’s, dans le quartier Mile-End, de même que les tours, la maçonnerie, le parvis et la toiture de l’église Saint-Viateur sur la rue Laurier, à Outremont. Plus récemment, GCBD a procédé à la consolidation du clocher de l’église Sainte-Madeleine, sur l’avenue Outremont. La maçonnerie ayant été disloquée par les vibrations du sol, il a fallu la solidifier en installant une structure de béton et d’acier à l’intérieur.

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