Allard-Hamelin-Lalonde : juxtapositions audacieuse de matériaux

Innovation technique, développement durable et respect des employés ont donc été au cœur de la conception du consortium d’architectes Allard-Hamelin-Lalonde qui, sous la supervision de Luc M. Allard, chargé du projet, a créé la première «usine verte» au Québec.

Leader mondial dans la conception et la fabrication de scènes hydrauliques mobiles, la compagnie québécoise Stageline s’est dotée d’un nouveau site de production à son image. Innovation technique, développement durable et respect des employés ont donc été au cœur de la conception du consortium d’architectes Allard-Hamelin-Lalonde qui, sous la supervision de Luc M. Allard, chargé du projet, a créé la première «usine verte» au Québec.

Dès le départ, il était important pour Stageline comme pour les architectes de réaliser un projet écoresponsable. De fait, le bâtiment a obtenu sa certification LEED en novembre 2009.

Parmi les efforts consentis pour l’atteindre, on note une utilisation importante de matériaux recyclés pour la construction du bâtiment, un aménagement extérieur minimisant la modification des sols et une stratégie efficace de récupération des eaux de pluie. Ainsi, un bassin de 20 000 litres a été aménagé sous la dalle pour recueillir les eaux qui servent, notamment, au nettoyage des camions. À cela, s’ajoutent l’utilisation de panneaux solaires et le recours à la géothermie comme sources secondaires de production d’énergie, ce qui a été rendu possible par une importante subvention d’Hydro-Québec. Au final, avec une économie d’énergie de l’ordre de 70%, l’usine Stageline est le bâtiment le plus performant sur le plan éco-énergétique au Québec et le second au Canada.

Un véritable milieu de vie

Plus encore, l’usine a été conçue comme un milieu de vie agréable pour les gens qui y travaillent. Le bâtiment de trois étages est occupé en majeure partie par une aire de production, laquelle est adaptée aux besoins spécifiques du client. Ainsi, un éclairage adéquat est réalisé à l’aide de puits de lumière auxquels sont associés des appareils d’éclairage sur les murs permettant de diriger la lumière sous les toits des scènes lorsque celles-ci sont dépliées. De même, de larges fenêtres (12 pieds par 5 pieds) ont été installées dans l’aire de finition et donnent aux travailleurs une meilleure visibilité.

Cette partie du bâtiment est par ailleurs formée de panneaux préfabriqués en acier pour lui donner une facture industrielle de qualité, tout en restant économique.

La section réservée à l’administration, quant à elle, est constituée d’un mur-rideau entièrement vitré laissant aux habitants des environs la possibilité de voir les employés au travail, comme un clin d’œil au secteur d’activité de l’entreprise : le monde du spectacle. Les architectes voulaient également transmettre l’image d’une entreprise transparente, qui n’a rien à cacher et qui souhaite créer un dialogue avec la communauté qui l’entoure.

À l’intérieur, on retrouve des bureaux au mobilier majoritairement récupéré et rajeuni. Un seul espace possède par ailleurs du tapis lequel est certifié LEED.

Double lauréat

Au départ, le bâtiment se voulait sans prétention. Pourtant, l’audace dont ont fait preuve les architectes dans le développement de l’usine, tant dans la juxtaposition des matériaux (panneaux préfabriqués en acier et mur-rideau, par exemple) que dans la conception d’une usine verte dépassant les standards éco énergétiques, a été récompensée. Le projet, en effet, s’est vu décerner deux prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec dans les categories « Développement durable » et « Prix du public – Loto-Québec ».

Résidence Warnet : du luxe champêtre

L’architecte Luc M. Allard a récemment assuré la conception de la maison Warnet qui lui a valu un prix Domus dans la catégorie des habitations de prestige. Construite selon les goûts du client, la résidence a la particularité de reposer sur un système de construction industriel : l’architecte a ainsi opté pour l’utilisation d’une structure d’acier avec des colonnes rondes apparentes et disposées sur une trame carrée de 15 pieds. L’assemblage et la répartition de tous les éléments et espaces de la maison sont, quant à eux, basés sur une trame structurale et architecturale de 5 pieds.

Du reste, le bâtiment met en valeur de grands espaces habitables, en utilisant un minimum de structure et en intégrant de grandes parois de verre. Celles-ci offrent à la fois une vue sur la rivière ainsi que sur le parc riverain, en plus de baigner la résidence de lumière naturelle.

Enfin, l’utilisation de matériaux naturels, comme la pierre calcaire polie et le bois de cerisier sur toutes les surfaces de plancher ou le cèdre présent sur 80% de la surface du parement extérieur lie le bâtiment à son sol d’origine.

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