Jodoin Lamarre Pratte et associés : bien-être, fil conducteur d’une architecture innovante

La participation de JLP aux premiers grands travaux hospitaliers des années 1980, leur ont permis de prendre pleinement conscience des difficultés inhérentes à un contexte économique difficile.

La participation de JODOIN LAMARRE PRATTE ET ASSOCIÉS ARCHITECTES aux premiers grands travaux hospitaliers des années 1980, leur ont permis de prendre pleinement conscience des difficultés inhérentes à un contexte économique difficile.

C’est avec une habilité certaine qu’ils ont menés de grands projets publics, particulièrement en milieux hospitaliers et universitaires. Cette expertise indiscutable qu’on leur reconnait, leur a permis de faire preuve de réalisme et de rigueur, parfois  en consortium, cependant toujours en partenariat et collégialité.

Les projets hospitaliers sont souvent très complexes et techniquement exigeants. Les concepteurs ont ainsi le devoir de répondre par leur choix et leurs actions à des besoins très diversifiés et composent avec un grand nombre d’intervenants. Le défi à relever est d’établir un consensus autour d’une vision commune; l’objectif est d’arriver à une solution qui soit à la fois élégante et fonctionnelle.

Quiétude, sérénité et confort à l’Hôpital Général Juif

Dans le domaine hospitalier, le défi à relever pour l’architecte est de composer avec les normes requises –notamment reliées au contrôle des infections-,  tout en créant des espaces à échelle humaine,  lumineux et chaleureux. Telle est la réflexion des architectes, créateurs d’espaces pour l’homme avant tout. « C’est cela qui guide chacune de nos actions! C’est un défi qu’on a maintenant un certain plaisir à relever… »

L’Hôpital Général Juif a confié à JODOIN LAMARRE PRATTE ET ASSOCIÉS ARCHITECTES deux de ses grands projets: la construction du Centre de développement de l’enfance et le réaménagement et l’agrandissement du pavillon de radio-oncologie.

Innovation au pavillon de radio-oncologie

Si ces dernières années le service de radio-oncologie s’est développé à l’intérieur des espaces existants, l’augmentation des besoins et le manque d’espace supplémentaire rendaient urgent l’ajout de nouveaux locaux de traitement. Le projet concernait par ailleurs, le réaménagement de certaines aires de traitement existantes, ainsi que la reconfiguration du rez-de-chaussée de la clinique actuelle et de ses accès. L’agrandissement de ce service s’est effectué en partie en sous-sol et devant les locaux existant, ajoutant de la complexité du chantier.

Véritable technologie avancée dans le traitement des pathologies reliées au cancer, les accélérateurs linéaires sont des instruments qui utilisent des champs électriques et magnétiques. Le pavillon de radio-oncologie nécessitait donc des architectes à la hauteur d’un projet d’une telle envergure et JODOIN LAMARRE PRATTE ET ASSOCIÉS ARCHITECTEScomptaient d’ores et déjà sept installations de ce type à leur actif.

L’expérience ainsi acquise leur a permis de réaliser des choix architecturaux originaux. Ainsi, JLP a réinventé dans le cadre du développement d’un autre centre de cancérologie l’accès aux salles de radiothérapie, espaces réservés aux accélérateurs linéaires. Désormais, le grand labyrinthe en béton servant à la protection des membres du personnel et reliant la salle d’accueil à celle de soin, est remplacé par une imposante porte coulissante en béton, pesant près de 85 000 livres, faite de plomb et de béton sur plus de 30 cm d’épaisseur. Grâce à cet aménagement, les patients et le personnel réalisent un gain non négligeable sur le temps de trajet pouvant aller jusqu’à plus de 20 %. De plus, cette solution offre une amélioration notable pour l’environnement offert aux  patients.

Le poids des équipements et la nécessité d’un certain blindage, rendaient évident la conservation du béton comme matériau de base pour la structure du bâtiment.  Il permet ainsi d’offrir plus de confort que l’acier, tout en générant moins de vibration, possède une caractéristique de coupe-feu et facilite la coordination avec les différents corps de métier à la pose.

Regroupement au Centre de développement de l’enfance

L’hôpital Général Juif avait également besoin de regrouper dans un bâtiment unique les différents services jusqu’alors dispersés du Centre de développement de l’enfance s’adressant à des enfants de 3 à 15 ans en difficultés d’apprentissage.

La dispersion géographique des différents départements, ainsi que l’exiguïté des locaux existants correspondaient mal aux besoins d’un service hautement spécialisé pour lequel l’environnement a un impact important sur l’efficacité des traitements et le bien-être des enfants.

Les architectes de JLP ont, par conséquent, conçu un bâtiment sur 3 niveaux qui accueillent d’ores et déjà les différents services dans un environnement plus favorable.

Les salles d’accueil, d’évaluation et de consultation, les salles de classe, ainsi que les différents espaces de détentes et d’activités physiques répondent, véritablement mieux aux besoins de confort et de sécurité, améliorant sensiblement l’ensemble du processus thérapeutique.

Pour satisfaire aux besoins de l’hôpital, le projet a été mené en moins de 11 mois. Une rapidité d’exécution qui a nécessité de constants ajustements alors que conception et réalisation allaient de pair.

Cité du savoir à l’Université de Sherbrooke

En entreprenant la construction de son nouveau campus à Longueuil, l’Université de Sherbrooke a fait un pas important vers la création d’une véritable cité du savoir multidisciplinaire.

Cet ensemble propose une opportunité unique de développer un centre universitaire en partenariat avec la ville de Longueuil dans le but de marquer le développement et la définition d’un nouveau centre-ville.

Le mandat pour MAROSI TROY, JODOIN LAMARRE PRATTE, LABBÉ ARCHITECTES en consortium était donc clair: concevoir le campus comme un signal fort, à l’image de la philosophie d’enseignement et de recherche de l’université. Une conception qui favorise une ouverture sur le monde ainsi qu’une capacité d’interactions entre le marché du travail et l’éducation. Le nouveau campus se doit donc de montrer ici ses positions avant-gardistes en matière de stratégies environnementales, tout en offrant une esthétique contemporaine, prônant innovation et audace, de manière à être à la hauteur de son enseignement. Le nouveau bâtiment s’élève désormais sur 16 étages : une destination et un symbole distinctif pour tous.

La notion même de campus implique initialement un développement, une répartition des différents édifices et départements sur un mode horizontal. Pourtant, de part le choix du site en plein cœur de la ville, une conception verticale de l’ensemble s’est imposée aux architectes. Ces derniers se sont efforcés de faire de cette contrainte un élément innovant, une stimulation à la création d’espaces et de circulations inédites.

Telle une agora verticale, l’édifice offre des espaces publics ouverts les uns sur les autres. Un toit-jardin, véritable oasis pour les étudiants et professeurs, achève notre voyage.

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*